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Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /Mars /2007 22:39
Quelques minutes plus tard, le jeune homme arriva avec une 206. Alors que Clarisse n’était toujours que semi consciente, il l’a prise par les épaules et la dirigea vers les sièges arrières de sa voiture trois portes sans ménagement. Elle ouvrit lentement les yeux et regarda le jeune homme qui était en train de fermer la portière de sa Clio. Quand il pénétra dans la 206, la jeune fille lui demanda ce qu’il était en train de faire, et elle eut droit à un simple « La ferme !! » simple et sec.
La voiture démarra dans la nuit, laissant derrière elle la discothèque et les amies de Clarisse. Quand à elle, elle regarda Alexandre d’un regard suspicieux et tenta de se redresser … En vain. Elle se sentait faible et ne comprenait tout juste ce qu’Alexandre lui disait. Mais que faisait il ? Où allait il comme ça ? Il ne savait même pas où elle habitait et au ton de sa voix, elle avait bien sentie une certaine différence. Elle tenta de se redresser encore une fois afin de regarder la route qu’il empruntait.
- Tu sais quoi ? Mes amis t’ont trouvée très mignonne ! Il aurait beaucoup apprécié que tu discutes un peu avec eux …
Il fit une pause de quelques secondes avant de reprendre tout en regardant Clarisse à travers le rétroviseur.
- Mais non, toi tu ne t’occupes que de ta petite personne, hein ? Allumer les mecs, tu sais le faire hein ?!!
La jeune fille essaya de répondre mais en vain. Elle comprenait tout juste ce qu’elle était en train d’entendre et aucun son ne voulait sortir de sa bouche. Bon sang, mais qu’arrivait il à Alexandre ?!
- Tu vois le truc c’est que … Je déteste les filles comme toi. Les petites pétasses qui ne savent rien faire d’autre que remuer leur cul sur un podium ! Tu vas voir où je vais te la mettre la mienne, tu vas voir ça te calmeras, repris t il en riant.
« Merde …. Merde, merde, merde, merde … Clarisse, réfléchis… Bordel mais réfléchis !!! Respires … Oui vas y, comme ça, respires … Mon portable !!! »
Alors qu’elle porta sa main à son sac afin de trouver son téléphone, le jeune homme repris la conversation :
- Dis moi ma chérie, c’est ça que tu cherches ?! Lui demanda-t-il en levant le téléphone de Clarisse qu’il gardait sur son pare brise.
La jeune fille resta silencieuse, tout en regardant Alexandre sans savoir quoi penser.
Elle observa la voiture dans laquelle elle se trouvait. Malheureusement pour elle, les sièges arrières ne disposaient pas de porte. Impossible donc de sauter en route.
Elle n’était pas armé, donc inutile d’attendre qu’il la sorte de la voiture pour jouer les héroïnes.
- Alex, je pense que tu es en train de faire …
- LA FERME !!!
Alexandre la fusilla du regard, décuplant ainsi la peur de la jeune fille.
La voiture freina brusquement et Clarisse la sentie se rabattre sur le rebord de la route. Alexandre détacha sa ceinture et se pencha en direction de la boite à gant, qu’il ouvrit, puis pointa son regard à nouveau sur elle. Sans qu’elle n’eut le temps de réagir, le jeune homme lui plaça la lame d’un couteau sous la gorge et lui dit :
- Je ne veux plus entendre un mot. C’est clair ?
- Ok … Ok c’est bon … Je ne dirais plus rien …
Il leva sa main au dessus de son visage, et lui mit une bon coup de poing, ce qui eu pour effet de l’assommer sous le choc.
- Je sais, se dit il à voix haute, sourire au lèvre.
Clarisse resta inconsciente un bon moment. Elle commença à se réveiller par les violentes secousses provoqué par le chemin qu’emprunté le conducteur de la 206. La jeune fille tenta de bouger un peu, malgré les cordes qui lui nouaient les chevilles et les mains derrière le dos. Un foulard était enfoncé dans sa bouche … Non, pas un foulard, un sous vêtement … Son boxer. Elle n’avait plus rien sous sa jupe et le contact des sièges arrière de la voiture lui picotait les fesses.
Puis elle essaya de se redresser, afin de voir où son chauffeur avait l’intention de l’emmener. Elle vit que le soleil était levé, et qu’elle se trouvait apparemment dans une forêt.
« Il n’y a pas de bois dans le département… » se dit elle.
Tout en essayant de cracher le contenue de sa bouche, Clarisse remuer ses jambes ainsi que ses poignées afin de se détacher.
En vain ….
C’est à ce moment là qu’Alexandre s’exclama :
- Tu es réveillée ma Belle au bois dormant ? Justement ça tombe bien, nous sommes dans ton bois là … Regardes moi ces arbres immenses et magnifiques, ses oiseaux qui chantonnent pour accueillir le levé du soleil ! En plus ici, tu peux être sur que tu auras ton intimité ! Il n’y a personne à des kilomètres à la ronde. Et puis arrêtes de me regarder comme ça.
La jeune fille le dévisageait.
« Il est complètement cinglé. Il faut que je me tire d’ici au plus vite. » pensa-t-elle.
Oui, mais comment ?…
- On est arrivé ma douce ! Ne bouges pas d’ici, je reviens …
Le jeune homme venait d’arrêter la voiture. Il descendit de la voiture en prenant soin de prendre les clés avec lui. Laissant Clarisse seule, celle-ci en profita pour se débattre au maximum afin d’enlever les cordes.
« Et merde, Clarisse bouges toi !! Aller !! »
La jeune fille était dans une situation critique et sentait le besoin de se parler à elle-même … Tout en remuant des pieds, elle tentait toujours de recracher son boxer.
- Yes !!
Exclamation de soulagement qui lui prouva qu’elle n’était plus bâillonner. Son boxer était tomber à terre et il ne lui restait plus qu’a se défaire la corde qui lui nouait les pieds et les mains pour pouvoir partir le plus rapidement.
Clarisse continua de se tortiller …. Jusqu’à ce que les mains se libèrent de son carcan. La jeune fille n’eut plus qu’a se détacher les pieds pour espérer enfin partir de cette voiture.
Enfin libre, elle passa à l’avant de la voiture tout en observant les parages. Elle ne vit rien, si ce n’est des arbres. Les clés de la voiture étant avec son propriétaire, il ne lui restait plus qu’a partir à pied.
Après avoir ouvert la porte de la 206, elle en sortit quand son regard se fixa sur le rétroviseur. Un hématome apparaissait au niveau de son oeil.
- Ce con n’y est pas allé de main morte …
Attrapant son boxer et le remettant rapidement, Clarisse se lança dans une longue course sur le chemin que la voiture avait emprunté. Elle continua sans se retourner, les sens en alertes et les poumons en feu. Les larmes lui montaient aux yeux et sa vue devenait de plus en plus floue. Puis elle entendit le bruit d’une voiture. Extinctivement, la jeune fille s’éloigna du chemin afin de se cacher derrière les arbres. Elle patienta quelques secondes et quand la voiture se fit loin, elle reprit sa route tout en courant à l’aveuglette.
Quelques minutes plus tard, Clarisse arriva enfin sur une route beaucoup plus grande, sortant par la même occasion de la Forêt. De Bouconne.
- Putain, mais je suis où là … se dit elle.
La jeune fille s’assit sur l’herbe qui recouvrait le bas coté de la route afin qu’elle puisse reprendre son souffle et se calmer. Mais au lieu de ça, elle tomba en sanglot…
- Maman … Aides moi !…
Elle respira difficilement et ses larmes lui brûlèrent le visage.
Après quelques minutes de repos, elle se mit à marcher sans savoir ou aller, espérant simplement tomber sur une ville où une voiture qui pourrait la ramener chez elle où juste la déposer dans la gare la plus proche.
Elle continua d’avancer d’un pas rapide, sentant une larme lui coulait le long de sa joue de temps à autres. Le vent lui fit voler ses cheveux qui se rabattirent sur son visage humide. Clarisse les repoussa et s’essuya le visage du revers de la main, passant sa langue sur ses lèvres gercés. La jeune fille se mit à trembler, d’inquiétude, de froid, d’épuisement. Son œil lui faisait mal et la faim avait gagné son estomac depuis un petit moment à présent.
Puis son attention fut attirée par le bruit d’une voiture. Elle releva la tête et vu une Ford Fiesta lui venant de face. Clarisse, sans réfléchir, se dirigea en plein milieu de la route, les bras grand levés afin que la voiture s’arrête. Malgré ses yeux embués par les larmes, elle vit le conducteur lui ouvrir la porte. Elle s’y dirigea rapidement, poussant un souffle de soulagement. Après être monté dans la voiture, elle approcha ses mains près du chauffage interne et tenta de se les réchauffer avant d’entamer la conversation. Regardant le paysage défiler sous ses yeux, elle expliqua :
- Merci … Je ne sais pas ce que vous auriez fait si vous ne vous étiez pas arrêté.
Le jeune conducteur la regarda bizarrement et lui demanda ce qu’il s’en passé pour qu’elle soit dans un état pareil.
- Je suis tombée sur un dingue en boite … Je crois qu’il m’a drogué et il m’a embarqué dans sa voiture. Et … Où sommes nous exactement ?…
- Où nous sommes ? À coté de la forêt de Bouconne bien sur !
Sans avoir le temps de réagir, le jeune homme attrapa Clarisse par les cheveux et la frappa indirectement en lui heurtant sèchement la tête contre le tableau de bord à plusieurs reprises. La jeune fille n’eut pas le temps de réagir et se trouva rapidement étourdie par les nombreux coups reçus.
Le conducteur attrapa son portable et composa un numéro. Puis il porta le téléphone à son oreille et entama une conversation :
- Ouai salut Alex, c’est moi ! … Attends tu vas rire ! … La fille que tu nous as déniché, c’est une brune habillée comme une pute ? … Ouai bin je l’ai !! … Si je te jure frère ! … Non elle dort là ! … Bah je l’ai trouvé en plein milieu de la route. Ouai par contre … Tu as déjà touché à son visage … Non mais le pire c’est que moi aussi … Tu crois quoi ?! Fallais bien que je l’endorme la petite ! Elle n’aurai jamais accepté de retourner dans la forêt … Ouai … Bon de toute façon j’arrive avec elle. … Ouai à de suite !
Clarisse ouvrit lentement les yeux sans bouger, laissant croire à l’individus qui se trouvait à ses cotés qu’elle était profondément endormie. Elle devait sortir de cette voiture avant qu’ils n’atteignent la forêt… Mais comment ?… La jeune fille s’imaginant toute sorte de scénario, allant d’ouvrir la porte et sauté en pleine course, à s’en prendre directement au conducteur. Réfléchissant quelques secondes, elle opta pour la dernière solution. Alors que le conducteur commença à s’intéresser aux différentes stations de radio, Clarisse se jeta sur lui et commença à le frapper à coup de poing tout en l’insultant. Le jeune homme poussa quelques gémissements, tout en essayant de retenir sa passagère et de garder une conduite stable afin de ne pas tomber dans la crevasse qui longeait la route.
Clarisse sentait la fatigue et l'impuissance lui faire perdre espoir. Elle continuait de le frapper de ses petits poings, quand il freina d'un coup sec.
- Ça suffit !! Lui dit il.
Il l'attrapa par les cheveux, et la malmena encore tout en hurlant qu'il n'hésiterait pas à la tuer s'il elle ne se calmait pas.
Puis ce fut le trou noir.
Clarisse ne ré ouvrit les yeux que bien plus tard et quand elle se réveilla, il faisait déjà nuit. Sa tête, ses yeux et son corps lui faisait horriblement mal. Elle ne sentait plus ses pieds et grelottait de froid et de faim. Aucun son ne sortit de sa bouche pâteuse quand elle essaya de parler. Tout en tentant de regarder autour d’elle, elle tendit l’oreille afin de distinguer un signe de vie.
Rien. Silence ...
Après quelques minutes, la jeune fille commença à distinguer les alentours. Elle était dans une pièce vide, qui devait être un chalet. Aucun meuble n’habillait le lieu où elle se trouvait et la fenêtre qui lui faisait face donnait sur des arbres immenses qui cachaient la lumière de la pleine lune. D’ici, elle pouvait sentir l’atmosphère malsaine qui régnait en ces lieux.
Alors que Clarisse essaya de se redresser, des pas se firent entendre dans le couloir d'à coté. Ils progressèrent dans sa direction, lentement, mais sûrement, se réjouissant par avance de la magnifique nuit qu’allait leurs faire vivre la jeune fille épuisée.
La porte s’ouvrit en grand et tout en silence, un jeune homme s’approcha de Clarisse. Il n’attendit pas qu’elle se redresse pour l’empoigner fermement et la caler sur son épaule.
- Qui c’est qui va prendre son pied maintenant ?!
La jeune fille ne put que gémir de désespoir tout en se laissant malmener. Ils traversèrent ainsi un deuxième couloir avant de se retrouver dans une sorte de salon éclairé par la faible lueur d’une cheminé devant une peau de bête posé à même le sol.
- La belle au bois dormant est réveillée ?
Clarisse redressa légèrement la tête malgré la migraine qui l’envahissait et reconnu sans problème ... Loïc, le jeune garçon qu’Amandine avait rencontré la veille.
- Toi, bafouilla t elle, Loïc, c’est bien toi ?
- Ne t’inquiètes pas pour Amandine, lui répondit il, je lui ai juste promis de la rappeler pour que l’on puisse la soirée ensemble. Mais je crois que ta compagnie est bien plus alléchante...
La jeune fille commença à sangloter tels une petite fille perdu en plein milieu d’un centre commercial bondé de monde et loin de ses parents. Elle regarda petit à petit la douzaine de garçon qui se trouvaient tout autour d’elle à travers ses yeux embués de larmes et elle put en reconnaître certains de la boite de nuit ... Ils restèrent ainsi plusieurs longues minutes ... Certains riaient sans vergogne en buvant du whisky directement au goulot, tandis que d’autres exerçaient déjà des mouvements de va et viens, le sexe à la main tout en la regardant se recroqueviller sur elle même.
Alexandre s’approcha d’elle le premier et l’attrapa par les cheveux afin de lui murmurer :
- N’hésites pas à crier, mes amis adorent ça et il n’y a personne à des kilomètres à la ronde ...
Clarisse commença à pleurer de plus belle et n’eut pas le temps de réagir qu’un bras la saisis par les mains afin de les clouer aux sols sous le poids du jeune homme. Alexandre s’écarta et s’installa sur le canapé qui se trouvait dans un coin de la pièce afin de regarder la jeune fille se faire déshabiller de force tout en hurlant. Bien qu’elle réunissait le peu de force qui lui restait afin de repousser les jeunes garçons avide de domination par des coups de pieds maladroit, un jeune blondinet de même pas 18 ans lui arracha son sous-vêtement et lui rentra dans sa bouche, la pénétrant une première fois en lui déclanchant des toussotements, ce qui lui valut une bonne paire de gifle. Sous le choque, la jeune fille resta de marbre, n’ayant aucun contrôle sur la situation si ce n’est de verser des larmes de détresse.
Un second jeune homme l’attrapa par la gorge et se mit à serrer tandis qu’un troisième lui écarta les jambes afin qu’un autre bourreau puisse la pénétrer de force. Les multiples mains qui la touchaient et la souillaient lui provoquaient un dégoût qu’elle n’avait jamais ressentie ...
« Maman ... Viens me chercher ... Si je suis ta fille ... »
Les hommes qui se trouvaient dans la pièce continuèrent de la caresser ainsi un long moment ... Chacun voulant profiter au maximum du « jouet » qu’il avait entre les mains avant d’attendre le nirvana. Un s’occuper de la pénétrer tandis que deux autres lui léchèrent et sucèrent avidement les seins, laissant Clarisse hurler à en devenir folle.
- Alex, t’en veux ?
- Ouai, j’ai les burnes en feu ...
Alexandre, le jeune homme qu’elle avait rencontré en boite s’approcha d’elle, celui qui soit disant était contrarié par la pollution et la vivisection ... Et là il ne se gênait pas de contribuer à son viole.
- Je veux qu’elle me taille une pipe !!
Les garçons éclatèrent de rire et Clarisse fit de même intérieurement. Le jeune homme déboutonna son jeans et pris son sexe en érection dans sa main avant de l’enfoncer au fond de la bouche de la jeune fille.... Qui ne se fit pas prier pour resserrer la mâchoire en mordant de toutes ses forces. Alexandre poussa un hurlement et la frappa au visage sans s’arrêter :
- Lâches moi pouffiasse !! LACHES MOI !!!
Clarisse fut bien obligée de lâcher prise et se mit en boule pour atténuer les coups de poings et de pied qu‘elle recevait.
Un coup de ceinture se fit sentir sur la cuisse, un coup de pied dans les hanches, un coup de poing dans le dos, encore un autre dans la mâchoire, un coup de pied dans le ventre et encore un dans la nuque ...
La jeune fille se revit la veille avec ses amies. Et encore deux jours plus tôt avec sa mère en train de discuter. Puis quatre ans plus tôt en train de perdre sa virginité et encore dix ans à sa première rentrée des classes dans un nouvel établissement. Quinze ans plus tôt à la mort de son chien, et vingt et un ans auparavant, à sa naissance ... Puis le trou noir.
Les jeunes hommes arrêtèrent de frapper et regardèrent le cadavre qui gisait le visage et l’entre jambe en sang à leurs pieds.
- Ça va Alex ?
- Elle a de bonne dent la pute ...
- Tu veux dire qu’elle avait ... Je crois qu’on vient de la finir.
- Pas grave ... C’était au programme de toute manière.

***

Lundi 22 Décembre
Cher journal.

Toujours pas de nouvelle de Clarisse ... C’est de la folie !! Ça fait un peu plus de deux mois maintenant. Et dire que je suis incapable de me souvenir de ce qu’il s’est passé ... Je m’en veux terriblement. Comment se fait il que nous ayons été séparé ?!
Je fais des cauchemars des fois. Je rêve que je suis en boite avec Clarisse. Puis un type du nom de Loïc (je ne vois pas son visage par contre, je sais pas pourquoi) me prend dans sa voiture assez violemment en m’expliquant que je ne me souviendrai de rien à mon réveil à cause de ce que j’ai bu ... Puis il me raccompagne chez moi ... Ou plutôt il me jette sur le trottoir...
Mon rêve s’achève ici et je n’arrête pas de me dire que c’est peut être ce qui est arrivé à Clarisse !
Mon dieu, comment puis je dire ça ?...
Enfin ... Maman me dit de ne pas y penser, que ça me rend malade inutilement puisque ça ne fera pas avancer les choses.
Peut être ... Mais ça n’explique toujours pas pourquoi aucune d’entres nous n’est capable de se souvenirs en détails de la soirée. À quel heure est partie Clarisse ? Avec qui ? Nous étions quatre !! Mais que s’est il passé ?!!
Clarisse tu me manques ... Pardonnes moi ...

Amandine.
Par Ayame - Publié dans : Nouvelles
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Vendredi 2 mars 2007 5 02 /03 /Mars /2007 21:47

Clarisse avait son coude posé sur la table, miroir de poche dans la main gauche, tandis que les doigts de sa main droite exerçaient une pression sur sa paupière inférieur tout en faisant coulisser un crayon noir dans cette zone ci. Après avoir fini son œil droit, elle s’attaqua au deuxième en procédant de la même manière.
Une fois terminé, sa main se glissa dans une pochette remplit de maquillage, où elle y laissa le crayon khôl afin d’y attraper un « monobulle » de couleur « poussière d’étoile ». Un nom bien métaphorique pour désigner un simple fard à paupière argenté qui lui avait coûté pas moins de 20€.
Après avoir appliqué la poudre à l’aide d’un pinceau estompeur sur sa paupière immobile, sa main attrapa un « duobulle » couleur « black & white » tandis que ses yeux restaient fixés sur le miroir à la forme rectangulaire. Clarisse appliqua du noir sur sa paupière mobile ainsi que sur sa paupière inférieur à l’aide de son majeur. Après avoir fini de se torturer les yeux, elle attrapa un mascara effet « faux cils » afin d’étoffer et de foncer le tout.
Pour terminer, elle appliqua du gel pailleté « perle de nacre » sur les zones les plus à découvert : lèvre, paupières, décolleté ainsi que les pointes de ses cheveux mi-long. Elle en profita pour se donner un dernier coup de brosse afin de peaufiner son brushing.

Quand elle eut terminé, Clarisse put se détendre en se disant que l’élément majeur de la soirée était prêt : son physique. Elle était habillée d’une minijupe marron taille basse et d’une simple chemise blanche en ayant pensé à laisser les trois premiers ainsi que le dernier boutons ouverts. Ses paires de chaussure étaient alignées sur le sol, elle opta pour une paire de botte plutôt basique mais confortable, qui lui était nécessaire pour la longue soirée qui était en train de débuter.

Un téléphone portable dernier cri sonna alors qu’elle s’appliquait du parfum de Lolita Lempicka dans le creux de ses poignés et derrière ses oreilles. Elle l’attrapa rapidement :
- Oui ?
- Clarisse c’est moi, ta meilleure amie, ta chérie, ta confidente !
- Oui ma chérie ! T’es bientôt là ? Demanda-t-elle en souriant.
- Et bien … C’est que … J’ai déjà commencé à boire et …
Clarisse fit la moue bien que ce genre de situation ne lui était pas inconnue. De toutes ses amies, elle était celle qui buvait le moins. Et comme la plupart du temps… C’était elle qui s’abstenait d’alcool et qui était de corvée de conduite. Ce n’était ni la première fois et ni la dernière ! Après un silence de quelques secondes, elle reprit la parole :
- C’est bon j’ai comprit … J’ai fini de me préparer, j’arrive chez toi dans 20 minutes.
- Ok ! S’exclama son amie. Pense à prendre des bières s’il t’en reste, on a tout liquidé ici.
- T’inquiètes pas … Je vous connais bande d’alcooliques !
Après avoir raccroché, Clarisse noua ses bottes, prit un sac et y plaça ses dernières bières avant de prendre les clés de sa voiture.

En quittant son studio, elle dut traverser le hall de sa cité universitaire. Elle y croisa une jeune fille en pyjama, assise sur le sol en train de téléphoner à partir d’un poste publique. Les étudiants qui ne possédaient ni téléphone fixe, ni portable n’étaient pas très nombreux.
Clarisse avait de la chance. Ses parents la soutenait financièrement mais sans excès. Il lui payait l’année de Faculté ainsi qu’une partie du loyer mais ils lui avaient également prêté de l’argent pour qu’elle puisse se payer le permis et une petite voiture d’occasion. En compensation, elle travaillait quelques heures par semaine dans un supermarché pour pouvoir rembourser ses parents, payer la partie restante de son loyer, son EDF, sa nourriture ainsi que toutes les petites dépenses quotidiennes tel que l’essence, les vêtements ou les sorties aux restaurants.

Arrivant sur le parking de la cité U. elle put y croiser de nombreux jeunes de son age se préparant pour la sortie du Samedi soir. Il ne faisait pas trop froid en cette belle nuit d’Octobre. L’été fut chaud cette année là et il prenait tout son temps pour faire place à l’hiver au bonheur de tous.
- Et merde, j’aurai du prendre une veste, il va faire froid à 5h du matin …
Clarisse n’avait qu’une seule envie, c’était de rejoindre ses amies au plus vite afin de s’amuser en boite de nuit. Elle referma la porte de sa voiture après s’être installer se disant qu’elle se passerai de sa veste pour cette fois ci.
Elle prit donc la direction de la maison de son amie Amandine. Elle alluma son poste de radio en sélectionnant l’une des stations pré enregistré. La conductrice se mit à chantonner au rythme de « Don’t let me go » de David Guetta.
Arrivé à un feu rouge, elle s’arrêta à coté d’une Golf où quatre garçons buvaient chacun leur tour dans une grande bouteille de Whisky. Elle trouvait ça pathétique de boire au volant et ainsi de risquer la vie de plusieurs personnes. Le feu passa au vert. Clarisse accéléra et bifurqua ce qui lui permit de prendre une direction différente de la précédente voiture.

Quelques minutes plus tard, elle stationna devant une villa et klaxonna. Une bande de quatre filles sortit en trombe et pénétra dans la voiture tout en saluant Clarisse.
- Alors comme çà on est réveillé depuis même pas 2 heures ?! S’exclama une blonde aux lèvres pulpeuses. On a pas arrêté de t’appeler mais on se doutait que tu dormais.
- J’ai passé une journée assez difficile, expliqua la conductrice. Je n’aurais pas dû vous accompagner hier, je suis arrivée en retard au taf ce matin.
Amandine prit la parole en lui disant qu’elle venait de rater une bonne raclette mais son amie répliqua qu’elle au moins, ne sentait pas le fromage. Peu de temps après, le groupe de fille entamait la dernière bouteille de bière tandis que Clarisse conduisait musique à fond, en direction du « Paradisco », l’une des meilleures discothèques du département.

Peu de temps après, les cinq jeunes filles sortirent de la Clio et se dirigèrent vers l’entrée du « Para ». Après une attente d’une demie heure, Clarisse passa la première en caisse afin de payer l’entrée de 13€ qui lui donnait droit à une consommation gratuite.
« - Ça fait cher le Coca … » se dit elle.
Amandine lui attrapa le bras et la fit avancer en direction de la salle où l’on pouvait entendre « Whenever, Wherever » de Shakira.
- Viens sur le podium avec moi !!
- Laisses tomber, lui répondit Clarisse, il y a trop de monde et la vieille prend la moitié de la place à elle toute seule …
- Justement, on va lui prouver que les reines de la soirée, c’est nous !
Les deux amis se dirigèrent vers un box de bois se trouvant à un mètre du sol tout en se faufilant entre les jeunes de leur âge déjà à moitié saoul. Arrivé devant l’objet de leurs désirs, elles s’aidèrent mutuellement afin de monter sur le podium, puis elles se mirent à se dandiner tout en se frottant l’une contre l’autre. Elles se jetèrent des regards complices à chaque fois qu’elles voyaient « la vieille » se rattraper aux autres danseurs pour ne pas tomber tête en avant. Puis elles finirent par se retrouver que toutes les deux en hauteur, avec la gente masculine bavant à leurs pieds.

Clarisse et Amandine se connaissaient depuis quelques années. Elles avaient passé leurs adolescences ensemble, quand l’une avait embrassé son premier petit copain c’était le soir même où la deuxième avait posé ses lèvres sur celles de l’autre copain. En gros, elles avaient partagé pas mal de choses !

L’attention de Clarisse fut attiré par un jeune homme se trouvant quasiment au fond de la salle. Il la fixait du regard. Elle ne pouvait en être sur et pourtant … Elle avait ce petit truc au fond du ventre qui lui donnait des frissons.
« - Il m’a l’air plutôt mignon en plus … »
Clarisse en profita pour effectuer ses meilleurs pas de danse tout en donnant un coup de coude à son amie :
- Je crois qu’on a de la chair fraîche pour ce soir, dit elle en lui indiquant la direction du jeune homme.
- Sympathique, avec un peu de chance ils auront une bouteille d’alcool et nous ferons boire à l’œil, répondit elle avec son plus large sourire.
Elles continuèrent à s’exhiber sur quelques chansons, regardant où était le reste du groupe qui n’avait pas perdu de temps pour se faire allumer et offrir quelques verres.
- Bon, je vais aux toilettes.
Amandine lui répondit qu’elle restait sur le podium en l’attendant. C’est ainsi que les deux amies se séparèrent quelques minutes…

Clarisse avança en direction du fond de la salle. En direction du jeune homme... Celui ci l’observait depuis un petit moment à présent, et il n’en détachait pas le regard ne serait ce que d’une seule seconde.
« Clarisse, il est vraiment à fond sur toi … Je vais lui acheter un bavoir si ça continue » se dit elle.
Il se leva de son siège et se dirigea vers elle. Elle, voulant toujours se faire désirer ne lui jeta même pas un regard et ouvrit la porte des toilettes sans même le regarder.
Elle se cala devant le miroir et se regarda afin de se recoiffer et se remettre un peu de brillant à lèvre. Elle en profita également pour sortir une lingette déodorante afin de se passer un coup de fraîcheur avant de se faire accoster. Quand elle fut prête, elle sortie enfin en regardant son amie au loin, qui était déjà en train de boire un verre avec un blondinet.
« Elle n’a pas perdu de temps » pensa t elle.

- Salut, excuses moi mais … Ça te dit de boire un verre à ma table ?
Clarisse se retourna et vit … Le jeune homme qui la regardait depuis quelques dizaines de minutes.
- Pourquoi pas, lui répondit elle en souriant. Moi c’est Clarisse.
- Alexandre. Viens je vais te présenter.

Ils se dirigèrent tout deux en direction de la table. Ils devaient être une dizaine mais aucune fille ne les accompagnait. Clarisse les regarda attentivement pendant qu’Alexandre lui servait du Coca. Décidément, elle avait l’embarra du choix.

C’est ainsi qu’ils entamèrent la conversation. Le jeune homme était militaire depuis maintenant 2 ans. Il avait eu 2 semaines de vacances et devait repartir à sa base le lundi suivant. Il posa beaucoup de question à Clarisse, lui vouant un réel intérêt. Elle lui expliqua sa situation, son travail d’hôtesse de caisse, ses études à la Fac et lui montra de loin ses amies qui étaient déjà en charmante compagnie. Quant à lui, il expliqua en quoi consistait son dur quotidien loin de ses proches.
Le courant passait bien, si bien que Clarisse ne réalisa pas qu’elle discutait avec lui depuis déjà un peu plus d’une heure. Son sourire la faisait craquer et les moments où il lui murmurait une ou deux phrases dans le creux de l’oreille lui provoquait des frissons sur toute la colonne vertébrale. Décidément, Alexandre était vraiment irrésistible !

Leur conversation sur la pollution fut interrompue par l’arrivée d’Amandine qui glissa à son amie :
- Ça va tu t’amuses bien ?
- Oui ne t’inquiètes pas pour moi, lui répondit Clarisse en souriant. Je te présente Alexandre.
- Enchanté.
Ils se firent la bise, puis Amandine expliqua à son amie :
- Je vais dans la voiture avec Loïc, le type que j’ai rencontré tout à l’heure. Si tu dois partir, ne t’inquiètes pas pour nous, je crois qu’aucune de nous n’a l’intention de dormir toute seule.
Clarisse lui sourit en lui expliquant qu’elle comptait bien rentrer chez elle et toute seule.
Après le départ de son amie, elle regarda Alexandre qui venait de lui servir un autre verre de Coca.
- Ce que je déteste dans les discothèques, c’est que leurs boissons sont vraiment dégueulasse, s’exclama-t-elle en buvant une gorgée de la boisson.

Leur discussion reprit cette fois ci sur les animaux de laboratoire. Alexandre lui expliqua qu’il ne comprenait pas que l’on puisse faire autant de mal à des animaux, les torturer, comme coudre les yeux d’un singe pendant son sommeil pour voir sa réaction à son réveil. Clarisse fut réellement touchée par la sensibilité du jeune homme et le trouva d’autant plus craquant.
- Ton Disney préféré ?
Elle se mit à rire.
- Tu vas pas me dire que tu aimes ça ?!
- Pourquoi pas ?
- Pocahontas, sans hésiter.
- Je ne te crois pas …
- Pourquoi ? Lui demanda-t-elle.
- Moi aussi, lui répondit il en rougissant.
Clarisse trouvait ce garçon de plus en plus adorable et …

Je vais vomir …

- Clarisse, ça va pas ?? Lui demanda Alexandre.
- Je me sens pas très bien, je vais au pipi-room, ne bouge pas.
La jeune fille se leva et s’en alla en direction des toilettes.

Clarisse se regarda dans le miroir et vit un visage livide.
- Et merde … Qu’est-ce qu’il m’arrive … Ça doit être la fatigue.
Elle s’approcha d’une des portes portant une étiquette « WC », y entra et s’agenouilla devant la cuvette après avoir verrouillée la porte derrière elle. La jeune fille regarda la propreté qui laissait à désirer, ainsi qu’une serviette hygiénique neuve qui était collée sur le mur.
- Beurk … Y’en a vraiment qui n’ont aucun respect pour les autres ….
C’est à ce moment là que Clarisse cru réellement qu’elle allait rendre son dîner de la veille. Une main devant la bouche, elle eut un haut le cœur, puis elle pencha sa tête au dessus de la cuvette et respira profondément en fermant les yeux. La nausée lui était insupportable et pourtant … Rien ne sortait. Elle se mit à regarder sa main, puis ses doigts, et se dit qu’il serait peut être plus rapide de les enfoncer au fond de sa gorge afin de se faire vomir pour de bon.
Clarisse prit une profonde inspiration, ferma les yeux, puis enfonça son majeur et son index dans sa bouche, au fond, tout au fond et …
- Dites les filles, à votre avis, j’ai une chance avec Seb ? Il est tellement beau …
- Mais bien sur, ça se voit trop !! Il te dévore du regard !
« Oh non … J’étais sur le point d’y arriver … » se dit elle.
Les jeunes filles qui étaient entrées dans les toilettes pour femme avaient coupé l’envie de vomir de Clarisse.
Après s’être relevée, elle sortit de ses WC en laissant la porte ouverte derrière elle. Elle sentit des regards la dévisager tandis qu’elle s’appliquait de l’eau sur le visage.

Clarisse retourna à la table d’Alexandre tout en essayant de se frayer un chemin parmi le monde.
- Ça ne pas ? Lui demanda-t-il.
- Si si ne t’inquiètes pas, mais je pense que je vais rentrer chez moi. De toutes façons tu as mon numéro, tu me rappelles dans la journée pour me dire si on se fait un ciné ou un resto ce soir !
- Oui oui bien sur ! Lui répondit il. Tu veux que je te raccompagne à ta voiture ?
- Je veux bien. Est-ce que tu peux aller dire à mes copines que je rentre ? Dis leur que je peux les raccompagner si elles veulent, en attendant je vais dire au revoir à tes amis.
- Pas de problème, quand tu as finis tu m’attends devant la sortie ok ?!
Ils se sourirent puis elle regarda Alexandre partir en direction d‘Amandine.
Clarisse s’avança vers les amis de son prince charmant, leurs faisant la bise un à un. Ils étaient sympa, et lui proposèrent même de la raccompagner si elle ne se sentait pas de conduire. Elle répondit par la négative tout en les remerciant pour leurs attentions.

Après avoir dit au revoir à tout le monde, elle s’assit près de la porte de sortie. Elle chercha Alexandre du regard : il parlait à la blonde aux lèvres pulpeuses et celle-ci lui fit un grand sourire.
« Ne t’emballes pas Pamela Anderson ! Alex est à moi » se dit elle en souriant.
Elle avait pour habitude d’appeler son amie « Pamela Anderson » sous prétexte qu’elle lui ressemblait suffisamment pour se faire demander des autographes dans la rue…

Alexandre rejoignit son amie à la sortie en lui disant :
- Apparemment elles préfèrent toutes rester ici. Elles ont trouvé leurs chevaliers servant pour ce soir.
- Tu dois avoir une belle opinion de nous, lui répondit Clarisse tout en marchant à ses cotés, main dans la main.
- Nous sommes jeunes, ils faut profiter de la vie, non ?
- Oui c’est sur … Mais il y a des fois où je me dis que j’aimerai bien m’assagir.
Allait-il comprendre sa phrase comme une invitation à « tenter » quelque chose de sérieux ? Elle n’en savait rien, mais elle l’espérait au fond d’elle-même.
« Décidément, je crois que j’ai eu le coup de foudre. »

Arrivé à la Clio, ils se regardèrent un moment sans rien dire. Puis ils s’embrassèrent une dernière fois avant que la jeune fille n’insère la clé dans la serrure de sa porte. Elle était sur le point de l’ouvrir quand …
- Clarisse !!
Alexandre la retint de justesse, celle-ci s’écroulant sous ses jambes. Le jeune homme ouvrit sa voiture et la fit s’assoire à la place du conducteur.
Clarisse était blanche comme un linge et avait la vue trouble. Elle entendait Alexandre comme si elle avait sa propre tête sous l’eau à la mer.
- Clarisse, tu veux que je te raccompagne ?
- Hum … Je … Quoi ? J’ai pas compris, lui dit elle les yeux à moitié fermés.
- Je te raccompagne chez toi, ne bouges pas d’ici je vais chercher ma voiture, ok ?
- Euh … Ok, je t’attend.
Elle regarda Alexandre s’éloigner sans vraiment savoir pourquoi elle devait l’attendre ici. Elle n’avait pas compris qu’Alexandre avait pour intention de la raccompagner.

Par Ayame - Publié dans : Nouvelles
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